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eLe Coup de Jarnac : un Coup loyal

LE COUP DE JARNAC

L'affaire commence sous François 1er vers 1540 par une polémique scandaleuse à l'encontre de Guy Chabot, comte de Jarnac, accusé par le dauphin (futur Henri II) de relations amoureuses avec la seconde femme de son père. Le roi interdit le duel qui doit en découler par le jugement de Dieu, mais il meurt en mars 1547. Son successeur, Henri II, manipulé par sa maîtresse, Diane de Poitiers, réveille l'incident et en fait aussitôt une affaire d'État qui doit se régler par un duel judiciaire en champ clos. Le fragile seigneur de Jarnac sera contraint de croiser le fer avec le champion du roi, la Châtaigneraie, un colosse dont les duels aux diverses armes ont construit sa réputation. Le combat est fixé au 10 juillet 1547, à Saint-Germain-en-Laye, devant une foule considérable. C'est une exécution programmée, destinée à affirmer le pouvoir du jeune monarque aux regards de l'Europe.

Conscient de son infériorité et persuadé de sa fin prochaine, Guy Chabot cherche néanmoins à défendre sa vie en fréquentant la salle d’armes et l’enseignement du maître d’armes italien, le capitaine Caize.

Le jour du combatlacés face à face au centre de la lice, les deux hommes entrent offensivement et avec rapidité dans le duel « à toute outrance », c’est-à-dire jusqu’à la mort de l’un des adversaires.

Guy Chabot touche une première fois François de Vivonne sous le genou gauche ; il réitère aussitôt son attaque à son adversaire déjà chancelant qui, cette fois, s’effondre perdant son sang en abondance. Malgré les soins pratiqués à sa blessure, la Châtaigneraie préfère se laisser mourir, deux jours plus tard, en arrachant ses pansements.

Abasourdi, le Roi, devant toute la Cour qui l’est tout autant, admet finalement la victoire du seigneur de Jarnac au détriment de François de Vivonne pour lequel il n'a pas un regard, considérant cette défaite comme une trahison.

LE COUP DE JARNAC