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Tout ne fut pas si simple pour son   altesse 'Cognac'. En effet, à tous les siècles,

sans doute pour sa douceur de   vivre, sa porte océane, la richesse de ses terres,

le pays Charentais fût souvent   convoité et marqué par des guerres

sanglantes qui touchèrent   profondément le paysage.

 

Au cours de l'invasion par les   Romains de la Gaulle, on assiste à la création du

vignoble saintongeais.

 

Nous assisterons au XIIème siècle à   la constitution, sous l'impulsion de

Guillaume X, Duc de Guyenne et   Comte de Poitiers, d'un grand vignoble

appelé Vignoble du Poitou. Au cours   du XIIIème siècle, le vignoble de Poitou

produisit des vins transportés par   des navires hollandais venant chercher le sel

de la côte.

 

Dans la seconde moitié du XVIème   siècle, les vaisseaux hollandais venaient

chercher les vins renommés de   'Champagne' et de 'Borderies'.

 

 

Au XVIIème siècle, la situation   s'est aggravée avec l'ouverture de la route des

épices par le Cap de Bonne   Espérance.

 

 

Acides et d'un degré alcoolique peu   élevé, les vins charentais, trop légers, ne

résistaient pas à un si long   voyage. Dans le même temps, la clientèle nordique

commença à préférer les vins de   Bordeaux à ceux de Charente. Le commerce

chuta.

 

 

C'est à cette époque que les   marchands hollandais l'utilisèrent pour alimenter

leurs nouvelles distilleries. Ils   le transformèrent en 'Vin brûlé', le brandvin.

 

 

En 1636, la détresse était si   grande que les paysans de Saintonge et les

Angoumois se sont révoltés contre   le pouvoir royal. Ce fut donc par nécessité

que les Charentais se mirent à brûler   leur vin ? Or, c'est justement à cette

époque que la distillation voit le   jour dans la région.

 

Vers 1650, les premières   distillations apparaissent, mais, à l'époque, elles ne se

faisaient qu'une seule fois. On   ajoutait ensuite des essences de cassis, de thym,

... pour cacher les défauts. C'est   au cours de ce siècle, qu'apparaît la double

distillation dans la région qui   permet un long voyage sans altération aux

eaux-de-vie. La méthode charentaise   est née. A la fin du XVIIème siècle, la

clientèle des pays nordiques était   toute acquise à la nouvelle boisson et le

reste du monde ne tardera pas à   suivre.

 

 

On découvrit très rapidement qu'à   l'état non dilué, cette boisson était de

meilleur goût. Avec les retards de   chargement des bateaux, on s'aperçoit que

l'eau-de-vie se bonifie en   vieillissant dans les fûts de chêne et qu'elle peut se

consommer pure. Suite à ces   constatations, les Charentais s'organisent, le

négoce est mis en place et de   nombreux 'comptoirs' voient le jour.

 

Après les premiers traités de   commerce qui suivirent la paix en 1734, les

ventes à l'étranger triplèrent.

 

Vers 1830, les maisons de Cognac   prirent l'habitude d'expédier le produit en

bouteille. Cette nouvelle   présentation entraîne de nouvelles industries

annexes : verreries, bouchons,   imprimeries, tonnelleries, ...

 

Dans les années 1970-1871, la   production connaît des sommets. En 1876, les

deux Charentes comptaient 286 667   hectares de vignes (contre moins de 80 000

actuellement). C'est vers 1875   qu'apparaît l'épidémie de Phylloxéra venue

d'Amérique qui ravage la   quasi-totalité du vignoble.

 

En 1893, le vignoble ne recouvre   plus que 40 000 hectares. Sa reconstruction

s'effectue lentement avec des   plants américains. C'est vraisemblablement vers

1876, que l'on planta les premières   vignes greffées avec des plants américains.

En 1895, plus de 12 000 hectares   étaient replantés.

 

La période de la crise de 1929   apporte son lot de difficultés. Le traité de

Versailles protège le produit   Charentais opposé au 'Kognac' allemand, qui

devient illégal. L'appellation   Cognac a été abordé en 1905.

 

A la fin de la seconde guerre   mondiale, le 'Bureau de répartition' qui veillait

au minimum de l'activité et de   stocks devient le B.N.I.C. (Bureau National

Interprofessionnel du Cognac).

 

En 25 ans, de 1947 à 1972, le   chiffre mondial des ventes se trouva quintuplé.

 

Depuis 1974, la région vit des   crises et des périodes de prospérité et tente tant

bien que mal d'appréhender le   XXIème siècle.

 

A l'heure actuelle, la distillation   du Cognac, tous secteurs confondus, occupe

quelques 55 000 personnes.